Un peu d’histoire

fresque

 

Extraits du cahier 2 – historique – document de formation – site de la Fédération de Savate Boxe Française et Disciplines associées.

 

Au XVIIIème siècle, il était fréquent de régler ses querelles à coups de pieds, de poings, de bâton.

1790 : Vers cette époque, les marins français et génois utilisent une méthode de combat aux pieds pendant les heures de calme, posant une main au sol pour assurer leur équilibre lorsqu’ils frappent en ligue haute.

 

1797 : Vidocq découvre la Savate alors qu’il effectue une peine de 8 ans au bagne de Brest.

1800 : Apparait dans le Midi de la France, une méthode de combat utilisant exclusivement les pieds : c’est le «Chausson». Simultanément, dans le Nord du pays se développe une méthode similaire dans laquelle s’ajoutent aux coups de pieds quelques coups portés avec la main ouverte (les baffes) : c’est la «Savate».

1820 : Michel dit « Pisseux » ouvre à La Courtille à Paris, la première salle de Savate, il enseigne aussi d’une manière rudimentaire la canne de combat.

1830 : Charles Lecour assiste à un combat de boxe anglaise, il comprend immédiatement l’intérêt d’associer la savate et combat au poings, créant ainsi la « boxe française ». Il ouvre avec son frère Hubert, la première salle de boxe française et de canne passage des Panoramas à Paris.

Leur méthode devint rapidement très populaire, les salles augmentent en nombre. Partie des bas-fonds de la capitale, la boxe française devient le sport de l’aristocratie.

1854 : Louis Vigneron, excellent tireur mais aussi homme de spectacle, crée la sensation en battant l’anglais Dickson. Un texte en vers va relater la première victoire de la Boxe Française sur la boxe anglaise. Car la Boxe Française est entrée en littérature et de nombreux auteurs célèbres s’intéressent à ce sport : Théophile Gautier, Eugène Sue, Alexandre Dumas, Honoré de Balzac, Jules Vallès.

1871 : C’est la Commune de Paris. Joseph Charlemont, militaire de carrière, refusant l’humiliation de la fin de la guerre de 1870 contre la Prusse, se rallie aux insurgés. Pour ne pas être fusillé, il est s’exile en Belgique où il participe au développement de la Boxe Française en ouvrant des salles à Liège et à Bruxelles.

1877 : Toujours en exil, Joseph Charlemont publie le « Traité de la Boxe Française » dans lequel les coups et les attitudes sont codifiés pour la première fois de manière très précise avec textes et gravures, ce sera le premier ouvrage de référence de la discipline.

1879 : Amnistié, Joseph Charlemont revient à Paris et forme rapidement de nombreux disciples dont les plus brillants seront Castérès et son fils Charles.

1887 : Charlemont père et fils créent « l’Académie de Boxe Française » au 24 rue des Martyrs à Paris, salle qui fonctionnera jusqu’à la mort de Charles en 1944.

1899 : C’est le combat du siècle qui fait la une des journaux de l’époque. Il s’agit de l’affrontement boxe anglaise – Boxe Française. Charles Charlemont vainc son adversaire sur un coup au bas ventre litigieux, valable pour les uns, interdit pour les autres ! Cette rencontre se termine par un procès (car non officiellement autorisée !) et les deux protagonistes sont condamnés pour… coups et blessures.

1900 : C’est la grande époque de la Boxe Française qui se développe partout en France, mais aussi à l’étranger :  Belgique, Italie, Canada, etc. C’est le premier championnat du Monde.

1903 : Création de la « Fédération Française des Sociétés de Boxe » (FFSB) à laquelle adhèrent boxes anglaises et françaises.

1907 : Georges Carpentier est champion de France de Boxe Française, avant de se tourner vers la boxe anglaise où il fera la carrière que l’on connaît.

1914 : C’est le début du déclin. Les combats professionnels de boxe anglaise commencent à faire oublier la discipline.

1918 : Au sortir de la guerre, la Boxe Française n’est pratiquement plus connue.

1918-1945 : Ces années sont une longue période de somnolence.

Aux J.O. de 1924, la Boxe Française et la canne de combat font une timide apparition comme sport de démonstration. Pierre Baruzy, onze fois champion de France, tente d’entretenir la flamme de la Boxe Française. En 1944, il réussi à re-constituer la commission Boxe Française au sein de la FFSB.

1965-66 : Sous l’impulsion de quelques mordus de la nouvelle génération, le CNBF (Comité National de Boxe Française) est créé. Le CNBF est accueilli au sein de la Fédération de Judo en qualité de discipline associée.

C’est le début du renouveau, des salles commencent à ré-ouvrir. La boxe Française est découverte dans le monde universitaire et dans les milieux scolaires. Premiers Championnats de France (depuis longtemps !).

1970 : Premiers championnats d’Europe à la salle de la Mutualité à Paris.

1973-1974 : Le CNBF devient la « Fédération Nationale de Boxe Française » (FNBF) et quitte la Fédération de Judo. Un groupement indépendant est créé « Fédération Nationale de Savate Boxe Française » (FNSBF).

1975 : Le Ministère de la Jeunesse et des Sports accorde la délégation de pouvoirs à la FNBF.

1976 : La FNBF devient la FFBFS et DA (Fédération Française de Boxe Française Savate et Disciplines Associées – soit la canne et le bâton).

1978 : C’est l’heure la réunification : la « Fédération Nationale de Savate Boxe Française » (FNSBF)  rejoint la toute nouvelle FFBFS et DA.

La discipline compte alors plus de 3500 licenciés et 125 clubs. Et sur le plan sportif, tout s’accélére, avec l’arrivée en assaut des féminines et des nombreuses compétitions internationales.

1984 : La FFBFS et DA dépasse le cap des 20 000 licenciés.

1985 : Création de la FIBFS (Fédération Internationale de Boxe Française Savate).

1988 : Premiers Championnats de France Féminins en Combat.

1995-1996 : Premiers Championnats féminins d’Europe et du Monde.

1996 : Création de l’HandiSavate.

2000 : La FFBFS et DA devient la FFSBF et DA (Fédération Française de Savate Boxe Française et Disciplines Associées).

2004 : Premiers Championnats du Monde de Canne de combat à l’Ile de la Réunion.

2005 : Première rencontre nationale de Savate Forme.

2010 : L’anglaise Julie Gabriel devient la première présidente de la Fédération Internationale de Savate.

2015 : La Savate boxe française est inscrite au Patrimoine Culturel Immatériel français (PCI). Le cap des 50000 licenciés est franchit.

 

Les derniers chiffres (source fédération) :

56 426 licenciés dont 40% de femmes et 40% de moins de 18 ans,

756 clubs rattachés à 65 Comités Départementaux et 26 ligues régionales.